GOUSSAINVILLE voeux des élus et de la section du PCF

31 janvier 2013 discourt de Thierry Chiabodo président du groupe des élus PCF

Comme le veut, traditionnellement, l’exercice, je reviendrai sur les événements marquants de l’année qui vient de s’achever, et aborderai, avec vous, ma vision de l’année qui débute, et des luttes, dont je pense, nous ne pourrons nous passer dans cet avenir proche.

Être  le dernier à présenter ses vœux, le dernier jour de janvier, contrairement aux apparences, ne simplifie pas l’exercice, bien au contraire.

Ne pas répéter ce que les uns et les autre ont déjà dit, souvent de très bonne façon d’ailleurs,  s’avère plus compliqué qu’il n’y parait.

Je pense qu’il n’aura échappé à personne, que 2012, fut une année, où il y eu, quelques changements.

Tout d’abord, un changement, attendu et espéré, par je pense, l’ensemble des personnes présentes dans cette salle. En effet, tous, nous attendions, avec impatience, le départ de Nicolas Sarkozy,  préalable obligatoire, à tout espoir d’amélioration, de notre société, de notre qualité de vie, et de celle de l’ensemble de nos concitoyens. Cette élection présidentielle, qui vit la défaite de la droite, et la victoire de François Hollande, est une victoire, où l’ensemble de la gauche a participé, cette gauche multiple qui a su, à plusieurs reprises, par le passé, prendre de grandes et belles décisions. Des décisions profitables à tous.

Une gauche unie, qui dans les régions, les départements, et de nombreuse villes, comme ici à Goussainville, œuvre, au quotidien, dans l’échange, et quelques fois le débat, à prendre les mesures, les décisions, à même d’ améliorer la vie de nos concitoyens. Cette gauche rassemblée, au plus haut niveau de l’état, que nous avons appelé, « union de la gauche », ou « gauche plurielle », suivant les époques, a su faire des choix, poser des actes, forts de symboles pour les citoyens, pour les salariés, pour ce peuple dont nous sommes.

Des hausse conséquentes du pouvoir d’achat, la semaine de 39 heures, puis de 35, la retraite à 60 ans pour tous, la 5éme semaine de congés payés, des droits nouveaux pour les travailleurs, l’abolition de la peine de mort, autant d’actes, qui répondaient, en ce temps, aux attentes, aux espoirs, de l’électorat de gauche.

Autant d’actes, que malheureusement, nous ne voyons pas aujourd’hui, nous nous désespérons jour après jour, de voir arriver.

Le Parti Communiste Français, membre fondateur du Front de Gauche, c’est engagé pleinement dans cette campagne présidentielle, derrière son candidat, Jean Luc mélenchon. Une campagne, où, les militants de gauche, ont vécu de grands moments, participés à des rassemblement gigantesques, ont créé une dynamique, sans laquelle, nous devons tous en convenir, la gauche n’aurait pas pu l’emporter.

Avec 11,11% des voix, et plus de 4 millions d’électeurs, nous avons, grâce au Front de Gauche, fait la différence.

Et je peux affirmer,  que sans ces voix, il y a fort à parier,que Sarkozy et son équipe séviraient encore.

Dans tout le pays, des dizaines, des centaines de milliers de citoyens, souvent éloignés des partis politiques, ont rejoints la dynamique portée par les communistes et le Front de Gauche. Des scores, que nous n’avions plus atteints, depuis bien longtemps, en ont été la récompense.

Ainsi avec plus de 14% à Goussainville, nous réalisons notre meilleur score dont je me souvienne et dont j’ai retrouvé trace pour une élection présidentielle.

Les élections législatives qui ont suivi ont également été l’occasion de retrouver des scores en nette progression quasiment partout.

Nos concitoyen, comme nous même, avons mis énormément d’espoirs dans cette victoire, pensant, espérant, qu’enfin, la période sombre du règne Sarkozy, et surtout, que celle de l’austérité, pour le peuple, et des cadeaux pour les plus riches, était close. Mais, il faut bien dire, que les premiers actes du nouveau gouvernement, ont pu, pour le moins, semer le trouble .

- Un coup de pouce pour le SMIG, honteusement bas, limité à seulement 0,3%, une misère, souvent même ressenti, comme du mépris, venant d’un gouvernement de gauche.

- Un traité budgétaire européen : non renégocié, ratifié sans débat, privant nos concitoyennes, nos concitoyens, d'une juste information, leur permettant de se forger, leur propre opinion. Sans la moindre prise en considération des propositions des forces progressistes, politiques, syndicales  ou associatives pourtant fortement  mobilisées, contre l'austérité programmée de ce traité.

- Un pacte de productivité, voté, sans passer par le Parlement, et sans même consulter les syndicats. Ce pacte de compétitivité, a été présenté, dès le lendemain de la remise du rapport Gallois.

-Le projet de loi sur le financement de la protection sociale,qui comprend des choses positives, comme la prise en charge à 100% des IVG, mais qui, dans le même temps, maintien la loi Bachelot. Loi qui entraîne la fermeture de nombreux centres de soins, où justement, se pratique l’ IVG.

Nous ne pouvons pas accepter, la poursuite des fermetures, de services hospitaliers, de blocs opératoires, de maternités, de service d’urgences.Comment prétendre lutter contre le renoncement aux soins, sans prendre la moindre mesure, contre les franchises médicales, la fiscalisation des indemnités journalières,ou le jour de carence décidés par la droite. Comment expliquer, que sur la question des recettes à mobiliser pour le financement de la protection sociale, la majorité de gauche, au Sénat, ne se soit pas rassemblée en 2012, sur les propositions, portées ensemble, il y a tout juste un an. dans la riposte à Sarkozy et Fillon ?

Depuis l’arrivée du gouvernement les annonces de fermetures d’usines, de plans sociaux se multiplient. Nombre d’entre eux étaient déjà prévus depuis longtemps , comme la fermeture programmée de PSA Aulnay, mais restés au frais histoire de ne pas « perturber , » les échéances électorales.

Pas une semaine, quasiment pas un seul jour, sans l’annonce de suppression massive d’emplois, dans des société qui pourtant années après années réalisent d’énormes bénéfices et redistribuent toujours plus de dividendes à ses actionnaires.

Virgin, Fralib, Goodyear, Renaud, mittal, Pilpa, Alcatel, Air France,Texas instrument, Candia, Sanofi, ,Arkéma, SFR, Orange  Pétroplus, autant d’usines, d’outils, d’emplois, sacrifiés, pour toujours plus, engraisser la finance et la bourse !

Les députés du Front de Gauche, ont dés le mois de juillet déposé un projet de loi visant :

- à interdire les licenciement dans les entreprises qui ont reversé des dividendes à leurs actionnaires.

- à exiger que les entreprises qui bénéficient d’aide publiques,s’engagent contractuellement à ne pas licencier, sous peine de devoir rembourser les aides perçues.

Pourtant ce projet de loi répond à la promesse faite par le candidat Hollande aux salariés de Fralib de faire voter en urgence une loi pour interdire les licenciement dans les groupes qui font du profits.

La finance, cet adversaire désigné par le candidat Hollande, continue de sévir, jour après jour, faisant jour après jour son lot de victimes. Ces hommes et ces femmes, ces familles, qui sont sacrifiés, jetés au chômage, à la misère, et souvent même à la rue. Ces actionnaires, ces marchés financiers,  qui ne manquent jamais une occasion, de nous faire la leçon, sur les moindres dépenses publiques, et les charges soit disant insupportables qu’elles subissent, alors que le taux réel de l'impôt sur les sociétés est de 28 % pour la moyenne des entreprises, mais à seulement à 13 % pour ces grandes entreprises et s’écroule même à 8 % pour celles du CAC 40.

Par millions, les gens s'interrogent. Que peut-on raisonnablement espérer ? Les efforts qui nous sont demandés, les sacrifices consentis auront-ils comme résultat une amélioration concrète pour nos conditions de vie ? Va t’on voir le bout du tunnel ? Est-il possible de retrouver un peu d'espoir ?

D'autres, ont définitivement cessé de croire à quoi que ce soit. Le sentiment de fatalité, et la perte de confiance de nos concitoyens, en la politique, s’aggrave.

Avec nos élus parlementaires, chaque fois, que nous nous opposons à un projet de loi, nous avançons des contre-propositions, des solutions concrètes pour mettre enfin le cap à gauche.

A chaque fois, nous adoptons une  attitude de responsabilité, pour toute la gauche, car nous parlons, nous agissons au nom de toutes celles et tous ceux, qui ont voulu, qui se sont mobilisés par leur vote, pour le changement. Nous ne sommes pas dans une « posture » comme voudrait le faire croire les médias.

André Chassaigne à l'Assemblée Nationale, Éliane Assassi au Sénat, ont expliqué, en quoi, nos votes, n'étaient en rien, une alliance avec la droite, mais au contraire un ancrage, pour obtenir le changement de gauche, et le faire réussir.

Le Parti Socialiste, sa direction, de son coté, adopte un comportement, d'une très grande étroitesse. Refusant tout débat, alors même, qu’il est évident, que ce débat existe, dans la gauche et dans la société – c'est d'ailleurs cette diversité qui a fait gagner la gauche au printemps dernier –. Il reste sur un message qui tourne en boucle, depuis le début de la nouvelle mandature : il n'y a rien à discuter.

Déjà, au lendemain des élections législative, quand nous nous sommes entendus dire, par les gagnants, incontestés il est vrai, qu’ils appliqueraient leur programme, mais rien que leur programme, écartant d’entrée toute discussion, toute négociation, nous avons compris, que nous n’avions pas notre place au sein de ce Gouvernement, que nous avons pourtant activement contribué à mettre en place.

Malgré cela, nous restons fidèles à nos valeur, et souhaitons vraiment, que la gauche réussisse, qu’elle réponde aux attente de nos concitoyens, de celles et ceux qui l’on élue.

Et parce que nous somme persuadés, qu’ il n'y a aucune fatalité, à un nouvel échec de la gauche, et au retour d'une droite revancharde, nous ferons tout, pour lui ouvrir les yeux, lui rappeler, dans toutes les occasions, comme je le fais amicalement, ce soir, à nos amis, nos camarades, membres du Parti Socialiste, ou d’Europe écologie les verts, dont les partis détiennent aujourd’hui le pouvoir.

La gauche, unie dans toute sa diversité, est capable de grandes choses, de grandes avancées, pour nos concitoyens, et à Goussainville, depuis 2009, nous travaillons quotidiennement, au service de l’intérêt général, nous ne sommes pas toujours d’accord sur tout, mais le dialogue, le respect de nos différences d’approches, de nos complémentarité, la recherche de solutions partagées, permet un travail de qualité, que les Goussainvilloises et Goussainvillois peuvent mesurer au quotidien.

En ce début d’année pré électorale, les élus que nous sommes, préparent le bilan de ce mandat, chacun faisant le tour, faisant la somme des actions, des réalisation, qu’il a porté dans son secteur de travail, nous ne pouvons que constater que ce mandat, bien que raccourci, et non encore terminé, aura été riche de travail, riche de réalisations, riche d’échanges avec la population.

Et au-delà des choses les plus visibles, les nouvelles voies réalisées dans les quartiers de l’ANRU, les bâtiments, gymnases, écoles, terrains de sport, réhabilité, ou nouvellement construits, l’éclairage public, les voiries, les espaces verts,  réalisés, en cour, ou à venir, de nombreuses actions, de nombreux services, créés où développés, bien moins visibles, ont également été créés, du, lien, du travail en commun, avec toute les générations de nos concitoyens, des plus jeunes avec le conseil municipal des jeunes, aux plus anciens avec le conseil de la vie sociale, en passant par les conseils de quartiers, les commissions de travail avec les enseignants, les groupes de travail sur tel ou tel sujet, je pense à celui qui a travaillé sur le réaménagement du parc urbain des grandes bornes, mais je sais que nombre de mes collègues ont également animés de tels groupes, je pourrais citer les commissions d’attribution des aides aux projets du service jeunesse, …

Autant de lieux, de moments, où la démocratie vit, où chaque Goussainvilloise, chaque Goussainvillois, compte, et participe à la vie de sa ville, de sa cité, fait à son niveau et souvent sans le savoir, ce que les grecs ont baptisé, « la Politique »

Je vous le disais à l’instant, 2013 est une année préélectorale, mais je devrais dire, vu que celles-ci auront lieu dans à peine plus de treize mois, une année de campagne électorale. D’ailleurs nous le voyons bien, la droite locale, toujours acoquinée à Hermanville est déjà en campagne. Nous savons qu’elle ne reculera devant aucune bassesse, pour dénigrer tout ce que nous avons ensemble réalisé, pour salir notre équipe, la décrédibiliser, et il est important que l’unité, l’envie de travailler ensemble, tous ensemble, pour l’intérêt exclusif de nos concitoyens, qui nous a animée depuis 2009, soit retrouvée. Ne laissons pas des querelles internes ou ambitions personnelles, détruire le fruit du travail collectif.

Qu’il y ai désaccord au sein d’une équipe, ou d’une composante de cette équipe, n’est pas un drame en soit, mais que cela s’étale dans les journaux, ou bien, que la violence remplace les arguments, est inadmissible, irresponsable et hautement toxique. J’espère de tout cœur, que le dialogue et la sérénité, seront, vite et durablement, retrouvés. Et que l’épisode, que nous venons de vivre, n’aura pas laissé trop de cicatrices. 

Notre bilan est, et restera un atout, tout comme le projet que nous porterons, tous ensemble j’espère, pour aborder ces élections, dans une campagne dynamique, de terrain, associant les Goussainvilloises et Goussainvillois  et récompensée du triomphe, comme fut celle de 2009.

Mais nous devront être vigilant, car nous le savons bien, la politique nationale sera comme toujours un élément déterminant qui influera sur le résultat de ces élections municipales. Et ce n’est nullement un hasard, si au cours des dernières décennies, les échéances où la gauche à perdu le plus de ville étaient 1983 et 2001, et Goussainville n’a malheureusement jamais échappé à ce phénomène.

J’en reviens donc encore et toujours à la politique nationale,  à l’obligation, qui est faite à la gauche, de réussir, et de vite, très vite, donner les signaux, nécessaires et attendus.

Pour notre part, avec l’ensemble des forces présente dans le Front de Gauche, nous lançons, en ce moment même, une grande campagne contre l’austérité, pour l’emploi, le pouvoir d’achat et la planification écologique.  Cette campagne « pour une alternative à l’austérité » pour « dire que d'autres choix sont possibles, et qu'une alternative existe ». Au cœur de cette campagne nous retrouvons les questions de l'emploi, de la loi anti-licenciement boursiers que nous proposons, de l'industrie, des salaires, nous souhaitons véritablement, ouvrir le débat, autour de politiques qui servent « l’Humain d’abord » et non pas les marchés financiers. Je pense que nous auront, localement, l’occasion de débattre de ces sujets dans les semaines qui viennent.

2013, c’est aussi l’entrée de Goussainville dans la Communauté de Roissy Porte de France qui à cette occasion devient une Agglomération, une nouvelle aventure, pour les uns et les autres, même si déjà, depuis de nombreux mois, nous sommes emmenés à travailler ensemble certains dossiers, je pense tout particulièrement à ceux liés au transports, que je suis depuis le début du mandat pour la ville de Goussainville, mais m’ont emmenés souvent à échanger, à unir nos demandes, nos revendications avec nos collègues des villes de la CARPF.

Avec Claudine Flessati,  nous ferons parti des 9 délégués communautaires qui représenteront la ville de Goussainville, nous aurons à intervenir dans des domaines aussi variés que la culture, les transports, l’aménagement, les travaux, l’action sociale, avec la mission d’œuvrer pour  les intérêts des Goussainvilloises et Goussainvillois, mais aussi des 85 000 habitants que compte la communauté d’agglomération, je suis sur que cette mission sera passionnante, et nous comptons bien nous faire entendre auprès des institutions comme une collectivité de 85 000 habitants. Nous menons d’ailleurs avec la communauté d’agglomération, mais aussi au-delà avec tous le bassin du grand Roissy, qui s’étant sur les trois départements, une action pour le  maintien  de la réalisation du tronçon du Grand Paris express Le Bourget / Roissy pour 2025 et non reporté à 2030 ou 2040 comme le conseil le rapport Auzanney demandé par la ministre Cécile Dufflot. Le secteur du grand Roissy est en effet l’un des plus important en terme d’emplois, et l’un des plus dynamique en terme de création à court et moyen terme, et reste toujours l’un des moins bien desservis par les transports publics. Une pétition est d’ailleurs en cour et je vous invite tous à la signer.

2013, débute également chez les communistes par la préparation de notre 36ème congrès national qui aura lieu du 7 au 10 février prochain. Dans le cadre de la préparation de celui-ci, nous tiendrons notre congrès départemental le week end qui arrive, et avons tenu notre congrès de section le week end dernier. Congrès où, les camarades réunis m’ont élu à l’unanimité au poste de secrétaire de section. Nous pourrons donc aussi boire à cela ce soir.

Je vous adresse une nouvelle fois tous mes vœux pour 2013

 

politique PCF Front de Gauche

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