Les partis de gauche européens contre l’austérité

Des élus de 14 pays ( France, Espagne, Portugal, Allemagne, Luxembourg, Grèce, Belgique, Danemark, Moldavie, Turquie, République Tchèque, Autriche, Bulgarie, Biélorussie ) , issus des parlements régionaux, nationaux et du parlement européen se sont réunis ce week-end à Paris à l’initiative du Parti de la Gauche européenne, avec pour objectif de faire le point des batailles menées dans toute l’Europe, au moment où la crise financière, économique, et sociale se transforme en crise humanitaire et en crise démocratique.Face à ce constat, Pierre Laurent (PCF/France), président du Parti de la gauche européenne, a mis en exergue la nécessité d’alternatives face aux logiques d’austérité.

L’ambition de cette rencontre est d’élaborer des propositions communes, portées par des campagnes européennes convergentes tout au long de l’année 2013. Celles-ci visent à remettre en cause le paiement de la dette par les peuples, promouvoir des mesures de taxation du capital pour participer à la réduction des inégalités, et transformer la Banque centrale européenne en organisme de prêt direct aux Etats, pour sortir de la dépendance au marché des capitaux privés.

Alexis Tsipras, président de la coalition de la gauche radicale Syriza en Grèce, insiste sur l’enjeu critique en Europe du recul de la démocratie et de la violente application des politiques néo-libérales.

Gabi Zimmer (Die Linke/Allemagne), présidente du groupe GUE/NGL au Parlement européen, promeut la défense de la souveraineté des parlements nationaux quant aux priorités qu’ils se fixent, en termes politiques, sociaux, ou environnementaux. Elle appelle aussi à un rééquilibrage institutionnel européen en faveur du Parlement, là où la Commission confisque le pouvoir décisionnel au profit d’une Union autoritaire. 
Pierre Laurent fait écho à cette préoccupation, notamment à propos de la procédure d’initiative citoyenne européenne ayant réuni un million de signatures, mais rejetée au motif qu’elle n’était pas conforme à « l’esprit des traités », et cite les exemples français de Sanofi et PSA, que l’aboutissement d’une action parlementaire contre les licencements boursiers aurait permis d’éviter.

Rendez-vous est pris le 14 novembre pour marquer un soutien actif aux mobilisations auxquelles appelle la Confédération européenne des syndicats. Prendre l’Europe à contrepied commence par là : créer des réseaux de solidarité, concrète et politique, à l’intérieur de chaque pays et à l’échelle européenne.

politique traité austérité européen PCF Regard.fr Front de Gauche

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